Présentation

  • : Chez Michel
  • Chez Michel

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 14:53

    

    Par ces températures polaires, l'emploi d'une cagoule, ou passe-montagne peut se révéler utile et confortable, surtout dans les sports de vitesse en plein air. Voici celle que l'on trouve à prix modique dans les magasins Landi en Suisse. A-t-on fait des économies sur le traducteur? Car de l'allemand " Sturmhaube ", littéralement "bonnet de tempête", l'expert en langues modernes est parvenu sans dommages en italien à  "passamontagna", qu'il aurait eu avantage à franciser derechef en " passe-montagne " que tout le monde connaît!

 

    Mais, dans un sursaut de lyrisme jailli peut-être du vin chaud ou du café-schnaps, il a commis ce prodigieux " hotte d'orage ", modèle spécial pour père Noël dans le blizzard !

Il est vrai que cela ressemble pas mal à la bavure d'un logiciel de traduction anémique!

 

    Si notre linguiste de haut-vol eût travaillé pour une firme de préservatifs, je n'ose pas imaginer comment il aurait traduit  par exemple " capote anglaise "! Peut-être  aurait-il créé  " le pardessus d'outre-manche "? ou " la jaquette à gland "?
    Vos meilleures propositions seront publiées ici.

    

     En attendant, sortez couverts!

 

  Hotte d'oragePsp

Par Michel - Publié dans : Au bazar des mots
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 19:35

 

     Les multiples martyres que j'ai soufferts dans les théâtres m'ont rendu aussi craintif que le chat échaudé, c'est donc avec d'autant plus d'enthousiasme que je vous signale une pièce magnifique au théâtre Pitoëff à Genève, " Love Letters " de A.R. Gurney, mise en scène de Vincent Babel et les deux acteurs Deborah Etienne et Frédéric Landenberg.

 

(de g à dr sur la photo du dossier de presse)

LoveLetters 1

 

 

 

      C'était une gageure que de mettre en scène la liaison épistolaire d'une vie entière entre un homme et une femme très attirés l'un par l'autre, mais qui vont malgré tout vivre dans des mondes parallèles, en partie à cause de la pression du milieu, le débat philosophique est ouvert !

     Le texte de A.R. Gurney mêle savamment l'humour décalé avec le tragique, la tendresse avec la critique sans complaisance des travers humains. J'ai beaucoup apprécié chez les acteurs ce que je baptiserai du nom de " gestuelle minimaliste ", où des petits gestes anodins, de furtifs changements de posture, de mimique, de rythme, apportent beaucoup plus qu'un long discours. La nudité du décor, un jeu de lumières serré et sobre, le son à peine amplifié, permettent au spectateur d'entrer de plain-pied dans l'imaginaire des protagonistes.

      Sur le site du Théâtre en Cavale, ouvrez l'excellent dossier de presse, vous saurez presque tout!

 

     Enfin, pour ceux qui retrouveraient entre 2 sms et 3 coups de skype des démageaisons plumeuses, j'indique ici l'adresse d'une association pour la promotion de l'écrit,

Le Grain des Mots.

Par Michel - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 22:57

 

* Ceux qui ont pigé le jeu de mots  en moins de 10'' gagnent 2 noisettes!

 

 Les oiseaux ont des ailes mais moi des pattes agiles et griffues et une belle queue comme balancier!  D'ailleurs même avec une seule patte j'assure mon numéro!
  Ecureuil Acro 1   Ecureuil 2
  Sans les mains! Mais pas sans les dents, j'en ai besoin pour grignoter!   Une dernière figure pendant votre " standing ovation"!
003Ecureuil   004Ecureuil

 

  L'acrobate remercie le photographe qui, pour être discret, a dû travailler avec un zoom de 450mm à travers une vitre et au 1/40 de sec sans trop trembler!

Par Michel - Publié dans : Nature
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 18:18

 

Ici la ségrégation " connais pas " 

  Comme le dit la chanson des restos du coeur:

  

Aujourd'hui, on n'a plus le droit

Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi


Ecureuil&mésange

Par Michel - Publié dans : Nature
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 13:05

 

 

Boston: the Tobin Bridge

Tobin-Bridge_JPG.jpg

 

Sous le Pont Mirabeau coule la Seine et nos amours...merci l'Apollinaire pour ce fabuleux poème!  Mais sous le Tobin Bridge à Boston coule la Mystic River qui n'a rien de mystique: son seul rapport à l'au-delà étant d'ouvrir son cimetière d'eaux glauques et huileuses à quelques malheureux héros du livre de Dennis Lehane, Mystic River. (Rivages /Noir 515, 584 pages)

 Maintenant, il n'y a que deux possibilités: soit vous avez déjà vu le film réalisé par Clint Eastwood en 2003 et qui passe pour excellent, mais alors le livre perdra sa charge de suspense, soit non, et vous gardez intactes vos chances de lire un polar d'exception   Mystic-River.jpg

 

    En exergue, deux citations dont une du poète espagnol Gongora: " Il n'existe pas de rue aux pavés muets, ni de maison sans échos. "  Pas étonnant que tout commence par la présentation du schisme entre deux quartiers, les Flats, prolétaire, baptisé "Cradeville" et par ceux du Point, classe moyenne.  En 1975, trois garçons, Sean Devine, Jimmy Marcus et Dave Boyle font les quatre cents coups dans ce périmètre mais Dave va être enlevé par de faux flics...On retrouve ces trois protagonistes 25 ans plus tard au coeur d'une tourmente: la fille de Jimmy, truand repenti, a été assassinée; Dave, qui ne s'est jamais remis de son enlèvement est soupçonné, et c'est l'inspecteur Sean Devine qui mène l'enquête. Difficile de faire mieux comme imbroglio.

        Je vous laisse déguster les méandres de l'enquête; gardez toutefois un oeil sur cet aspect socio-ethnologique, le tissu urbain devenant une sorte de personnage:

" Sean fut assailli par une douleur sourde au niveau des yeux, et dans l'éclat du soleil impitoyable réfléchi par les capots et les coffres, il lui sembla soudain mesurer la pression de la rue, de ses maisons, du Point tout entier et des attentes placées en lui, Sean Devine. Il n'était pas du genre à voler des bagnoles. Un jour, il irait à l'université, et il se débrouillerait pour faire de sa vie quelque chose de grand, de mieux, que celle d'un contremaître ou d'un débardeur. (p.25)

 

       Par ailleurs, outre les détails de l'enquête policière, Dennis Lehane excelle dans l'analye de l'évolution psychologique des personnages (y compris secondaires), des noeuds familiaux, de la violence des passions, des sentiments.

      On appréciera les métaphores surprenantes, ancrées dans le concret, très sensitives: "De nouveau, Sean éprouva cette sensation de changement brutal d'atmosphère, accompagnée cette fois par un goût de piécettes sales dans la bouche. Son estomac lui semblait creux, comme évidé à la cuillère. " (p.30)

        Bonne lecture! Maintenant, je suis mûr pour le DVD!

        

 

 

Par Michel - Publié dans : Littérature - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés