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Le retour des Aspics
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Commencez par tapisser le fond de votre récipient d'une première couche de gelée. Laissez-la prendre au frigo ou au congélateur, mais sans la congeler. Puis installez vos premières décorations en gardant à l'esprit comme La Palice que vous travaillez à l'envers! A chaque couche d'un ingrédient "xy ", rajoutez de la gelée et laissez prendre. Ne pas économiser la gelée sans quoi l'aspic ne tient pas. Ingrédients possibles: -poivrons, asperges, champignons, cornichons, olives, ciboulette, poivre vert, rose, radis etc..; - oeufs durs, jambon, salami, autres charcuteries, p.ex fromage d'Italie, cervelas etc.. -ou plus haut de gamme, restes de rôti, bouilli etc.. -crevettes ou poissons, certains aspics ne sont réalisés qu'avec des produits de la mer. |
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Voici un exemple de 6 tasses en construction, ici j'ai emballé un oeuf dur entier dans une chemise de jambon. A la fin, le démoulage est assez délicat; tremper le moule dans de l'eau chaude et avec une lame fine et souple, décollez doucement les bords, le tout à l'envers au-dessus d'une assiette. Avec des moules en plastique semi-mou, c'est plus facile. |
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Ci-dessous: le résultat final du plus petit moule |
Vous trouverez la gelée déjà prête sous cette forme | |
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En résumé, plus que de cuisine, il s'agit d'une sorte de jeu de construction, un puzzle en trois dimensions, à pratiquer avec des enfants à la place de la pâte à modeler, vive la patience, l'imagination et les petits doigts!
Le Rêve du Celte de Mario Vargas Llosa
Il reste une image du colonialisme à la papa qu'on trouve dans Tintin au Congo ou dans des films comme "Out of Africa"; alors, si vous voulez vous débarasser de cette image "bon enfant", lisez ce chef d'oeuvre de Vargas Llosa et les écailles vous tomberont des yeux jusqu'à la cheville!
Ces dernières années, on a pris l'habitude de considérer l'Holocauste comme l'emblème du Mal Absolu, mais à la lecture de ce livre, j'ai envie de revoir mon classement.
Sous prétexte de débarasser les indigènes de rituels anthropophagiques, on leur a fait subir des tortures à côté desquels cette pratique ancestrale prend l'air d'un amusant déjeuner sur l'herbe! Après avoir dû signer des contrats alors qu'ils ne savaient pas lire, les Congolais durent: abandonner leurs champs, la pêche et la chasse, leurs rites et routines pour devenir guides, porteurs, chasseurs et collecteurs de caoutchouc, sans recevoir aucun salaire." p.60. Les villages devaient livrer la nourriture pour La Force publique, des manoeuvres pour les constructions ainsi que des quotas de caoutchouc. Lors de manquements à ces obligations, la première sanction était la chicotte, le meilleur fouet jamais inventé à base de lanières de peau d'hippopotame. S'ils s'enfuyaient:" Les femmes de fuyards y étaient fouettées, condamnées au supplice de la faim et de la soif, et parfois soumises à des tortures aussi raffinées que de leur faire ingurgiter leurs propres excréments ou ceux de leurs gardiens. "p.61
Roger Casement dénoncera toutes ces exactions dans un long rapport qui fera date dans l'histoire du combat contre l'esclavage. Il aura ensuite le courage de s'attaquer aux coutchoutiers d'Amazonie qu'il réussira finalement à confondre. Revenu en Europe (c'est l'objet de la 3ème partie) son idéalisme va l'entraîner dans le combat pour l'indépendance de l'Irlande. Il croit à une aide possible de l'Allemagne, ce que la Grande Bretagne ne lui pardonnera pas, même après l'avoir anobli pour ses missions humanitaires.
Recto
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Roger Casement vers 1900. D'après photo © Underwood & Underwood/Corbis. |
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Verso Le rêve du Celte Traduit de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan et Anne-Marie Cases Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions et des rencontres du protagoniste, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l'homme par l'homme dans les forêts du Congo - alors propriété privée du roi Léopold II de Belgique - et dans l'Amazonie péruvienne - chasse gardée des comptoirs britanniques jusqu'au début du XXe siècle. Personnage controversé, intransigeant, peu commode, auteur d'un célèbre rapport sur l'Afrique qui porte son nom, l'aventurier et révolutionnaire irlandais Roger Casement (1864-1916) découvre au fil de ses voyages l'injustice sociale mais également les méfaits du colonialisme qu'il saura voir aussi dans son propre pays. Au rêve d'un monde sans colonies qui guidera son combat viendra ainsi s'ajouter, comme son prolongement nécessaire, celui d'une Irlande indépendante. Tous les deux vont marquer la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l'action humanitaire deviendra vite une référence incontournable mais que son action politique conduira à mourir tragiquement dans la disgrâce et l'oubli. |
Après nous avoir raconté l'assassinat de Léonidas Trujillo, le dictateur de la République dominicaine, dans La fête au Bouc (2002), puis les derniers jours de la féministe Flora Tristan dans Le Paradis- un peu plus loin (2003), Mario Vargas Llosa exhume à nouveau une fascinante figure historique et, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, la replace brillamment dans son époque et dans la trame unique de son destin. Mario Vargas Llosa, né au Pérou en 1936, est l'auteur de Conversation à « La Cathédrale » (1973), La fête au Bouc (2002), Le Paradis- un peu plus loin (2003) et de Tours et détours de la vilaine fille (2006), parmi la vingtaine d’oeuvres qui ont fait sa réputation internationale. Il est aussi l'essayiste lucide et polémique deL'utopie archaïque (1999) et duLangage de la passion (2005). Son oeuvre a été couronnée par de nombreux prix littéraires, dont le plus prestigieux, le prix Nobel de littérature, en 2010.
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On en parle d'autant plus que le film de Pawel Pawlikowski vient de sortir en novembre 2011, mais le bouquin vaut le détour et tient bien dans les mains. Environ 400 pages en 21 chapitres pour suivre la descente aux enfers de Harry Ricks, un professeur d'université américain, broyé par un désastre amoureux, professionnel, familial, judiciaire, une fuite à Paris, bref, " la totale ". Ce scénario de la dèche tient sur 130 pages et on allait commencer à s'ennuyer quand surgit Margit Kadar en femme fatale. Fatale même dans le sens littéral du latin fatum, le destin, car on va la découvrir peu à peu en manipulatrice de destin....mais.. , ...silence...à vous de découvrir!
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Dans la citation ci-dessous, elle relate son expérience antérieure de femme obligée de vendre ses charmes pour survivre. Ce passage est assez représentatif d'une opposition entre la morale américaine et une forme d'amoralité que prône Margit, un des fils conducteurs du roman.
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168, c'est Harry qui commence le dialogue:
-Ton mari devait être un homme remarquablement tolérant. -Il était aussi complexe que n'importe qui. Des points forts remarquables, de grandes faiblesses... Je l'aimais à la folie mais je le haïssais, souvent. Et je crois que c'était pareil pour lui, envers moi. Et quand il s'agissait d'autres femmes, ce n'était pas un saint. - Il avait des maîtresses ? - Un jardin secret... avec beaucoup de fleurs. - Et tu ne t'y opposais pas ? -Il a toujours été discret, là-dessus, et il ne m'a jamais fait me sentir moins importante pour lui. Au contraire, je crois que ce sont toutes ses aventures qui lui ont permis de rester avec moi. J'ai secoué la tête. Elle a ajouté -Ça t'intrigue, n'est-ce pas ? -J'avoue que oui. Je n'imagine pas un seul couple américain qui accepterait ce genre d'arrangement. -Je suis sûre qu'il y en a beaucoup, moi. Mais, évidemment, ils gardent ça pour eux. - Peut-être, mais à la base de la culture américaine il y a une conviction profonde : qui dit transgression dit punition. - Tu es bien placé pour le savoir. - Comment en es-tu si certaine ? - Ça se lit partout sur toi. Tu as été pris en flagrant délit de quelque chose. N'est-ce pas une autre règle de la vie américaine, « Ne jamais se faire prendre » ? -Non. La règle, c'est: « Il y a un prix à payer pour tout. » - Quelle triste philosophie... penser que le plaisir doit toujours être puni. - Le plaisir illicite, seulement. - Mais les plus grands plaisirs sont toujours illicites, tu ne crois pas ? m'a-t-elle demandé à voix basse et en approchant ses lèvres des miennes. Nous nous sommes embrassés avec fougue, puis elle s'est reculée. -J'ai dit « Pas aujourd'hui », a-t-elle murmuré. Mais dans trois jours, ce sera oui... Et maintenant, tu dois partir. - Déjà ? - J'ai à faire. - OK. |
Comme après toute descente aux enfers, il faut une sorte de rédemption, Margit va aider Harry à remonter la pente...avec des méthodes sentant le soufre mais assez radicales!
Edition Pocket, No 13573, paru en mai 2007
Naissance du nivo-pointillisme?
Voici l'installation qu'on pouvait admirer ces jours-ci au-dessus d'Anzère en Valais.
Est-ce le début d'un gigantesque SOS dessiné à l'intention des aliens croisant dans les parages?
Christo prépare-t-il ses vacances de Noël au Pas de Maimbré?
Rien de tout cela: les crachotis des canons à neige tentant désespérément de blanchir la montagne!
Il ne reste plus qu'à signer: S... comme Sisyphe!
On ne présente plus le mythique voyage Coire/Davos/St.Moritz-Tirano-Lugano.
Cette ligne est inscrite au patrimoine de l'UNESCO, elle se déroule sur 122 km, 55 tunnels et plus de 196 ponts et surtout, culmine à 2253 mètres! (détails ici)
De Coire à Poschiavo, il faut compter environ 3 heures et demi.
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Ici le viaduc de Landwasser aux piles de 50m de hauteur. |
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On longe le Lago Bianco. On est proche de la limite du partage des eaux, au nord du col de la Bernina les eaux s'écoulent dans la Mer Noire; au Sud, elles rejoignent le Pô puis l'Adriatique. |
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Un ou deux lacets avant d'atteindre l'Hospice Bernina construit vers 1925. |
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A Poschiavo, entrée du train revenant de Tirano, au Sud. |
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Ah! non, j'aime trop les marmottes pour en manger! |
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Voici les Pizöcar au sarrasin et légumes qu'accompagne la mortadelle locale! |
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L'église San Vittore Mauro au coeur de ce bourg où l'on parle italien. |
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Avant de repasser le col en direction de Coire, aperçu d'un monstre en rodage...pourvu qu'il fasse tomber la neige!! ----FIN----- |