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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 11:15
Certains se plaignent de ma paresse estivale. Mais n'est-ce pas un pléonasme?
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Pour vous offrir un peu de fraîcheur, voici une scène qui m'a rappelé immédiatement le " je ris au wasserfall blond.." dans "Aube", les  Illuminations, Rimbaud.

"AUBE

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais  et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins: à la cime argentée, je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi. "

(..désolé Arthur, ici ce sont des mélèzes !! )

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Michel Luisier - dans Poésie
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commentaires

Jean Romain 01/08/2008 12:39

Déjà bien beau de citer Rimbaud !