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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 14:14

Mon titre est un peu méchant puisqu'il s'agit en vérité du " Buffon des familles " encyclopédie populaire provenant entre autres des oeuvres de Buffon (1707-1788, naturaliste français). Mais vu ses propos sur le chat, il mérite mon quolibet.
Comme vous allez le lire ci-dessous, sa description de l'espèce est un concentré de ce qu'on peut faire de pire en manière de lieux-communs, d'affirmations gratuites et fallacieuses, où la science cède sa place à des jugements moraux. Soyens indulgents, c'est sans doute ce qu'on pouvait produire de mieux à l'époque, et les savants de l'an 2300 prendront sûrement Einstein pour un clown.

  Observez déjà l'image de ces quatre marauds: elle corrobore bien la thèse de l'animal perfide, suppôt de Satan.


(dessin d'un certain Monsieur Bouton pour cette encyclopédie)


" Le chat est un domestique infidèle qu'on ne garde que  par nécessité, pour
l'opposer à un autre ennemi domestique encore plus incommode et qu'on ne peut chasser : car nous ne comptons pas les gens qui, ayant du goût pour toutes les bêtes, n'élèvent des chats que pour s'en amuser : l'un est l'usage, l'autre l'abus; et quoique ces animaux, surtout quand ils sont jeunes, aient de la gentillesse, ils ont en même temps une malice innée, un caractère faux, un naturel pervers, que l'âge augmente encore et que l'éducation ne fait que masquer. De vo­leurs déterminés ils deviennent seulement, lorsqu'ils sont bien élevés, souples et flatteurs comme les fripons ; ils ont la même adresse, la même subtilité, le même goût pour faire le mal, le même penchant à la petite rapine; comme eux, ils savent couvrir leur marche, dissimuler leur dessein, épier les occasions, attendre, choisir, saisir l'instant de faire leur coup, se dérober ensuite au châtiment, fuir et demeurer éloignés jusqu'à ce qu'on les rappelle. Ils prennent aisément des habitudes de société, mais jamais des moeurs : ils n'ont que l'apparence de l' l'attachement; on le voit à leurs mouvements obliques, à leurs yeux équivoques; ils ne regardent jamais en face la
personne aimée; soit défiance ou fausseté, ils prennent des détours pour en approcher, pour chercher des caresses, auxquelles ils ne sont sensibles que pour le plaisir qu'elles leur font. Bien différent de cet animal fidèle, dont tous les sentiments se rapportent à la personne de son maître, le chat paraît ne sentir que pour soi, n'aimer que sous condition, ne se prêter au commerce que pour en abuser; et, par cette convenance de naturel, il est moins incompatible avec l'homme qu'avec le chien, dans lequel tout est sincère."


Juste pour vous montrer le changement de ton:


" Le chien, indépendamment de la beauté de sa forme, de la vivacité, de la force, de la légèreté, a par excellence toutes les qualités intérieures qui peuvent lui attirer les regard de l'homme...."     

Cherchez l'erreur....!!!





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Michel Luisier - dans Chats
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