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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:17

    Je sais bien que vous ne l'avez JAMAIS fait, lâcher une louise en public, quelle incongruité! Ne croyez pas que je tombe ainsi dans le scatologique! De toute manière, il y a en chaque homme une part d'eschatologique comme disait un de mes amis philosophes et si vous avez le temps d'ouvrir le dictionnaire!


Un pet en infrarouge - Videos buzz

    Le titre " Ars honeste petandi in societate " ou "l'art de péter honnêtement en société " fait partie d'une liste d'une cinquantaine de livres que Pantagruel (Rabelais) découvre dans une librairie de Paris. Pour vous décomplexer, je vous livre ici un passage d'Alphonse Boudard où l'on voit qu'artistes et grands hommes ne rechignent pas à faire du vent. (surtout les hommes politiques....!)

[…] Baugé le baryton... Une star on dirait aujourd'hui. Il fut long­temps la coqueluche des midinettes... des autres aussi, de femmes du monde et des amateurs d'art lyrique. Ça m'est revenu peu à peu tout ce qu'Alice racontait à propos de son grand homme. D'abord qu'il lui avait fallu faire un considérable effort intellectuel pour départager en quelque sorte l'homme de son image, de sa voix, de ses apparences de séducteur sur les planches et même au cinéma. Il avait été la vedette du premier film parlant français La route est belle adapté de l'un de ses succès d'opérette. Eh bien dans la vie de tous les jours, il était très mal embouché... tout à fait trivial dans le propos. À faire rougir un corps de garde... De plus il pétait sans vergogne quand ça le pre­nait... n'importe où. Ce qu'on me défendait bien à moi... avec des baffes pour me faire entraver la politesse... Le Baugé tout en faisant ses vocalises, plof!  il balançait des perlouses par colliers. Une faculté prodigieuse il avait de loufer sans cesser de pousser sa romance.

- En scène, je les lâche en hypocrite, plaisantait-il. Alice elle plaignait sincèrement ses jolies partenaires, ses fiancées des opérettes viennoises, quand il les prenait dans ses bras, pendant la déclaration amoureuse de sa voix d'or, elles dégustaient par les naseaux ses vents méphi­tiques.

     À noter que nombre de grands personnages de la politique, de l'armée et des beaux-arts ont été des péto­manes répertoriés. Le divin Mozart c'est bien connu. La grande Colette, l'écrivaine, on l'a raconté... Le cas de Sta­line un peu moins, occulté qu'il fut par la propagande. Aux réunions du Politburo il se gênait pas pour perlouser comme un salingue le Petit Père des peuples... l'horizon tou­jours renaissant, comme écrivait le poète... En même temps il éclatait d'un grand rire... ça donnait le signal aux autres! Kroukrou, Malenkov, Molotov, Beria pour l'accompagner dans sa rigolade. Et gare à ceux qui ne s'arrêtaient pas de se bidonner en même temps que lui.

 

Alphonse Boudard, Mourir d’enfance, France Loisirs 1995, p.236

    Enfin, conseil technique de Badingue, méfiez-vous des aéroports où des caméras thermiques sont souvent installées! Allez, bon vent..!

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Michel Luisier - dans Société
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