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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 16:03

J'ai bien aimé ce passage dans La Pianiste, Elfriede Jelinek, coll. Points.

"Erika demande à Klemmer de cesser de la regarder ainsi. Mais Klemmer continue à ne rien dissimuler de ses désirs. Erika et lui sont lovés ensemble comme des larves jumelles dans un cocon. Leurs enveloppes arachnéennes - tissées d’ambition, d’ambitions, et encore d’ambitions - reposent légères, fragiles, sur la charpente de leurs fantasmes et désirs charnels. Seuls ces désirs les rendent en fin de compte réels l’un à l’autre. Seul ce désir – pénétrer l’autre et être pénétré- fait d’eux la personne Klemmer et la personne Kohut. Deux morceaux de viande dans la vitrine bien réfrigérée d’un boucher de banlieue, l’entame rose face au client. Et après mûre réflexion la ménagère demande cinq cent grammes de ceci et ajoutez-moi donc un kilo de cela. Le tout emballé dans du papier sulfurisé. La cliente les fourre dans un sac à provisions peu hygiénique avec sa doublure plastique jamais nettoyée. Et les deux morceaux, filet de bœuf et longe de porc, l’un rouge foncé et l’autre rose pâle, se blottisssent tendrement l’un contre l’autre. "  (p.149-150)

J'aurais essayé de placer encore "Le Tendron de Veau", mais ça ne passe peut-être pas en allemand!

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