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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 09:52
Vous reprendrez bien un peu de vulve?
      Désolé de vous décevoir, il ne s'agit pas de la fameuse recette du grand cuisinier romain Apicius (la vulve de truie farcie) mais du livre de Noëlle Revaz "Rapport aux bêtes" paru en 2002 et qui a connu un grand succès, sauf chez moi.
     En bref, un paysan-primate Paul, bas de plafond, appelle sa femelle Vulve, (mais sa vache Fleur) son seul souci est de se la farcir et d'empêcher tout autre de le faire, surtout pas Georges, l'ouvrier portugais, dénigré, exploité, mais plus évolué que son patron. L'action principale va tourner autour de la "boule" de Vulve, comprenez quelque fibrome utérin, généré en bonne psychosomatique par son statut de non personne, non femme et non aimée.
     La trouvaille du nom Vulve (figure de style utilisant la partie pour décrire le tout, nommée synecdoque) n'est qu'une variante - d'ailleurs assez proche du fameux " trou du * " utilisé dans le cercle masculin. Bravo. Mais, servie environ 900 fois, cette Vulve, bien au-delà du comique de répétition, va vous remonter de l'oesophage en direction des molaires. Petit exemple:

  " C'est Vulva, il souffle Georges, c'est Vulva qui parle de là-bas », et alors, dire quelque chose j'ai envie, mais ça me perce à la gorge. « Vulve, c'est Vulve? » je dis haché, avant que les autres mots sortent, et je peux pas trouver autre chose que de refaire tout le temps : «Vulve.. Vulve », machinalement, comme un crétin sans langue, tant que Georges il m'encourage et me souffle les paroles : « Comme ça fait plaisir, il souffle par en dessous Georges, comme j'ai eu l'ennui de ma Vulve."
    Mais moi je répète seulement : « Vulve... c'est., c'est la Vulve à nous là-bas? » p.98 Folio

       L'autre trouvaille serait l'invention de ce langage paysan à la syntaxe déguenillée et au vocabulaire choisi dans les 300 mots du prolo sous-moyen, pour nous mimer l'espace mental embousé du héros cul-terreux? Cela m'aurait amusé lors d'un exercice de style à la Queneau sur une page, mais sur 274, vous cassez votre tirelire en aspirines.

      L'intérêt d'un tel livre, exigeant de vous une solide dose de masochisme, c'est qu'en lisant peu après  des oeuvres comme "L'Amant en culottes courtes" d'Alain Fleischer ou " Train de nuit pour Lisbonne" de Pascal Mercier, vous vous faites un bien fou!




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