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  • : Chez Michel, le badin pas si dingue
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Spectacles

Jeudi 15 mars 2007



Vu le 14.03.07 au Grand Café-Théâtre de la Parfumerie
Coluche le disait pour les hommes et j'avais cru que le mot était de lui! Eh non, c'est Georges Orwell (1903-1950), dans la pièce ci-dessus. Elle décrit comment une révolution promettant des jours meilleurs vire facilement à une tyrannie encore plus odieuse que la précédente. Certes, Orwell vise la perfidie du communisme et de sa nomenklatura, mais la métaphore passe largement au-dessus et s'adresse à l'animal humain.
Je ne me suis pas emmerdé 1 seconde et c'est un théâtrophobe qui vous parle; j'ai trop vu de pièces pseudo-intello où la sodomisation de la musca domestica est filmée sous tous ses angles et où, heureusement, je m'endors par pudeur.
Les bons points:
1) Qualité, engagement des acteurs, travail énorme dans l'adéquation du mouvement;
2) Mise en scène sans scène afin de rompre l'abîme traditionnel scène/public; on peut dire sans jeu de mots que les acteurs nous "tournent autour";
3) Souplesse dans les nombreux changements de rôles;
4) Costumes, accessoires simples, riches de métaphores et d'humour;
5) Peu d'actrices, mais la qualité compense largement la quantité;
6) Satire mordante de l'égoïsme, de l'hypocrisie, de la manipulation, de la cupidité, de la bêtise, de la méchanceté, bref, du totalitarisme de gauche, du début à la fin.
7) Espace accueillant, bonhomme, savamment désorganisé et polyvalent; selon le principe du café-théâtre, bar avec petite restauration originale.
Le coup de gueule:
Mais pourquoi si peu de monde palsambleu! Je n'ai pas compté, mais il se pourrait que les acteurs aient été supérieurs en nombre aux spectateurs. Je n'ose pas croire que vous restez devant Desperate Housewives, quand se joue une telle pièce! Bon, c'était le tour de chauffe, il vous reste jusqu'au 31 mars!

 

 

 

 

Par Michel Luisier
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Mardi 3 février 2009
JAZZ Hier soir, 2.02.2009, le plafond du Victoria-Hall métamorphosé en chapelle Sixtine du Jazz, avait allumé son  faisceau de trompettes pour accueillir l'instrument magique d'Enrico Rava, à l'apogée de son art, ici avec Larry Grenadier à la basse et et le saxophoniste canadien Michael Blake.
Ajoutez l'incontournable Stefano Bollani au piano et Jeff Ballard à la batterie.
Il fallait le savoir pour le croire, Blake et Ballard sont des remplaçants de dernière heure, mais n'ont alors pas enlevé une once d'homogénéité à l'or du quintet.
 


On n'a pas le sentiment d'une succession de morceaux comme à l'écoute d'un CD
mais on baigne dans l'atmosphère sidérale d'une galaxie où le reflet thématique de chaque étoile nous semble familier. La constante: une défonce totale, sur le fil du rasoir, aucune concession aux vieilles recettes de fond de tiroir.
A noter les délires de Stefano Bollani, dans un corps à corps bientôt orgastique avec son piano, et, trace d'humour, la frappe avec un chiffon blanc sous les mains, comme si la sublimation de son jeu avait encore besoin de ce coup de patte.
Sachez pour votre épiderme, que la trompette d'Enrico Rava passe en quelques secondes du métal hurlant au velouté de l'alambic exsudant la quintessence, frissons garantis.
Bonne promenade chez les vendeurs de galettes!

























asdas
Par Michel Luisier
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Vendredi 6 mars 2009

   Fantastique Acoustic Quartet d'Al Di Meola hier soir à Genève au Victoria-Hall. Il vous reste une chance de foncer à Zürich dimanche 8.03.09 si vous voulez rattraper la comète! Al Di au sommet de son art, chaman aux guirlandes d'arpèges, docteur en syncopes et professeur d'ellipses!
Il est soutenu en section rythmique par la 2ème guitare de Peo Alfonsi (d'ailleurs mélodique) et le percussionniste manuel Gumbi Ortiz.
 Un paparazzi a pu photographier le programme de la main du maître d'oeuvres!
   Fausto Beccalossi à l'accordéon: plongé dans le chaudron de la défonce: il sait tout faire, chanter, grogner, hurler, siffler et parcourt son instrument avec une vélocité foudroyante ou une tendresse langoureuse. C'est ce qui s'appelle vivre sa musique!
Par Michel Luisier
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Vendredi 9 octobre 2009

La Foire de Martigny ferme dans 2 jours. Juste le temps d'aller voir, entre autres,
" Manimal " de Christian Schneiter:

Voici le texte explicatif dans l'exposition:

Création d'un "manimal"

 

     Christian Schneiter est taxidermiste. II redonne vie aux animaux pour les musées, les écoles, les chasseurs... Il y a deux ans, dans son antre jurassienne, II a commencé à créer des êtres hybrides, mi-animaux, mi-humains. Des manimaux.

      C’est la nuit qu’il se met au travail. Quand le téléphone ne sonne plus et que les  visiteurs ne se bousculent plus à sa porte.

     Il commence par mettre ses personnages en situation. En mimant la biche surprise par un tigre mâle qui lui effleure l'arrière-train, Christian Schneiter cherche la position du corps et surtout l'expression qu'il faudra lui donner.

     Une fois celle-ci trouvée, il remplit le buste du mannequin avec de la mousse polyuréthane pour qu'il puisse supporter la tête de la demoiselle. L'artiste lui donne ensuite forme, ajoute un peu de matière ici, en sculpte là.

     Puis, il modèle la tête à la bonne taille avant de l'habiller avec une peau de biche. La position des mâchoires est particulièrement importante pour réussir l'expression de surprise de la jeune effarouchée. Elles sont façonnées sur mesure. De vraies dents sont ensuite collées sur les gencives. Ces dernières sont réalisées en résine époxy, une matière rose très réaliste, qui est aussi utilisée pour sculpter le palais et la langue. Les yeux en verre sont insérés dans les orbites façonnées avec de l'argile fraîche qui en durcissant les maintiendra en place et donnera l'expression voulue à la bête...

     La peau, préalablement tannée, est d'abord ramollie à l'eau avant d'être épinglée et collée sur le moule préformé. Elle est ensuite cousue avec du fil dentaire. Enduit d'une substance grasse, ce dernier glisse particulièrement bien dans le cuir. En dernier lieu, il faut modeler et fixer la peau des narines. Après des heures de travail minutieux, la belle est prête à être soigneusement peignée et habillée. Plus vraie que nature.

 Deux exemples:

 Peut-être voudrez-vous juste boire un verre....
 Ou vous laisser prendre au charme d'une belle esseulée...
 

 

Pour plus de détails, voir le site de la Foire du Valais, Animations, Exposition Manimal:

 

http://www.foireduvalais.ch/

 

 

Par Michel Luisier
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