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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:33

Suite la page précédente : le mini-marcel 2012 est arrivé : http://0z.fr/mT4pv


Une enquête de Maigret sur le silence assassiné

 

A l'origine de ce travail de Marcel Cottier, l'idée d'une enquête sur le silence. Les hauteurs solitaires de l'alpage de Ponchet dans le val d'Anniviers semblent un lieu idéal pour inaugurer cette réflexion:

photoMa

 

Texte684

Voici en plan général le résultat de l'enquête tel qu'affiché au vernissage: plusieurs dessins sont faits sur les pages d'un Maigret!

OeuvreGlob

 

Un des quadriptyques:

Tabl4.jpg

Légende:

Le silence c'est peut-être un absolu

que l'homme a inventé

Il y projette la nostalgie

oui, pour donner une mesure à la mort

Ne plus y être, ne plus en être. Silence

 

L'enquête prend forme sur l'Alpe; les suspects

se sont mis à table...

 
VueHauteur MicetMarcel
Marcel joue de la plume et du pinceau De gauche à droite: le blogueur et l'enquêteur
   

Pour clore cette belle histoire:

Le silence est un ami qui ne trahit jamais

Confucius

 


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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:36


     Comme chaque année depuis 4 ans je vous transmets les voeux de mon ami peintre poète -j'arrête ici les titres qui pourraient écorner sa modestie- Marcel Cottier.

     L'opuscule de 2012 s'intitule: Actualités. Comme d'habitude, laissez-vous surprendre avant de jouer à comprendre!

     On retrouve les anciens numéros dans la rubrique " Poésie " ou en cliquant sur les liens ci-dessous

2009 2010 2011


minimarcel
 
            Actualités

la balle dans le désert 
d’autres paroles rejoint
par-dessus les trous des bouches

sur le ciel noir pâles branches
des bras tordus sur les hanches
et les feuilles des yeux tombent

on revient sur la pelouse
la maison brûle déjà
le vert a passé au rouge

sur les épaules du père
les pas encore trop grands
et des odeurs inconnues

deux morceaux de cîmes blanches 
sur la route des vacances 
fondent en voyant la mer

les fouets retombent sur l’eau
tremble cette peau de terre
avant l’heure des bourreaux

reste une colonne amère
de sel son pied recouvert 
retient les larmes perdues

 


la balle choisit son but
prétexte d’un cerf touché
pour affoler la forêt

faire un pas vers la frontière
la colombe se relève
au milieu de ses visions

du bosquet sort une belle
 revoir la vallée des loups
 s’élèvent des cris étranges

réconfort de la conscience 
vaut bien la grâce du prince
feu sur les âmes blessées

jouer l’épreuve et mourir
derrière est devant les mots
 le vrai rôle était un chant 

reçu l’ordre de tirer
nommé le nouveau gibier
le récit peut commencer

tendue ou perdue la main
son double et tendre gardien
d’une autre flèche l’atteint 

Marcel550

 

Marcel Cottier a récemment présenté au Château de Réchy à Chalais, une oeuvre réalisée cet été 2011 à l'Alpage de Ponchet dans le Val d'Anniviers. (lien pour Ponchet ici)

Cette démarche originale s'appelle: Paris-Ponchet ou Maigret à l'Alpage, elle sera présentée ici sous peu.

Et Merci Marcel pour tes Voeux!


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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 14:54

Cher Marcel,

 

     Merci pour ces voeux dédicacés  dans ton ingénieux opuscule.

En tout cas, ce n'est pas un pense-bête, car ta poésie ne se livre pas  aussi trivialement que "tous mes voeux pour la nouvelle année ".

     Petit conseil aux amateurs, débrayez un peu votre hémisphère gauche, ne cherchez pas à " traduire " mais laissez-vous surprendre par les images, envoûter par ces pures évocations; et comme par la magie d'un kaléidoscope, à chaque lecture on perçoit une autre dimension.

  miniM Le mini-Marcel dans le creux de la main...

 

 décor600
repaire600b 
  chambre600
  port600
  barque600jpg
  escale600
  asile600
  Revoir l'édition 2009:

Concours de voeux...le poète a gagné !

  Revoir l'édition 2010:
  Chemin de Vertu
 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:43

 
Chemin de Vertu

C'est le titre du second Mini-Marcel de mon ami et poète Marcel Cottier, que j'ai le privilège de publier sur la toile avec toutes les autorisations patentées. Ce poème édité à 100 exemplaires remplace les traditionnels voeux de nouvel an. Si le retard vous choque, souvenez-vous que l'essence de la poésie est d'être intemporelle!

  Pour les détails techniques, profitez de relire
la 1ère édition en 2009:
sous le titre:

Concours de voeux...le poète a gagné

  miniM 1 MiniM 2 
 MiniM 3  MiniM 4
 MiniM 5  MiniM 6
 MiniM 7   MiniM 8

marcel2 copie
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Michel Luisier - dans Poésie
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 18:03
 
     Certes, il n'y avait pas de concours!  Mais le charmant opuscule de 10.5  X  7.5 cm,
fruit d'une page A4 astucieusement pliée et qu'on doit ouvrir patiemment au coupe-papier, intitulé "Exercices", signé minimarcel, oeuvre de mon ami le délicat poète Marcel Cottier, l'aurait gagné haut la main.
     Comme il n'a été tiré qu' à 100 exemplaires, j'ai le plaisir d'ouvrir devant vous ce microlivre sur la toile, afin de tisser les 7 fils du bonheur en 2009 

  Marcel Cottier : oui, le poète est aussi capable de rire, ici à l'enterrement de Mère Pédagogie!
                                                                        







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Michel Luisier - dans Poésie
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 11:15
Certains se plaignent de ma paresse estivale. Mais n'est-ce pas un pléonasme?
 Si vous
attendez quelque chose de moi, inscrivez-vous à la Newsletter, comme on dit en français; ainsi vous êtes averti des rares productions dégoulinant de la torpeur de l'été.

Pour vous offrir un peu de fraîcheur, voici une scène qui m'a rappelé immédiatement le " je ris au wasserfall blond.." dans "Aube", les  Illuminations, Rimbaud.

"AUBE

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais  et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins: à la cime argentée, je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi. "

(..désolé Arthur, ici ce sont des mélèzes !! )

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Michel Luisier - dans Poésie
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 09:59
Je vous propose la lecture lente et jouissive de ce poème, dont le contenu résume à la perfection tous les voeux pour 2008 que j'adresse à mes honorables et indulgents lecteurs. Michel


Elévation
 
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
 
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
 
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
 
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
 
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
 
 
     Charles Baudelaire

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Michel Luisier - dans Poésie
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:10
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui ... Stéphane Mallarmé
 
C'est Raymond Queneau dans "Bâtons, Chiffres et Lettres", Folio 247, pages 310-311

qui trouve ce poème redondant: du coup il procède à une haï-kaïsation, selon le procédé

du classique poème japonais haïku. (colonne de droite)

Il a l'impression qu'il y a autant dans la restriction que dans le poème entier!

A vous de juger et tentez ce jeu sur d'autres poèmes!
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
 
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
 
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.
 
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.
 
Aujourd'hui
Ivre,
Le givre
Pas fui !
 
Lui
Se délivre
Où vivre ?
L’ennui..
 
Agonie
Le nie
Pris,
 
assigne
Mépris,
Le Cygne
 
Pour illustrer ce poème, voici un cygne dans les affres du décollage!

cygne-red-copie-1.jpg
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Michel Luisier - dans Poésie
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 16:01

Après la séance morbido-patho d'hier, soyons plus gais: après avoir lu ensemble Le Bateau Ivre de Rimbaud, j'ai demandé à chacun des élèves de choisir la strophe qui lui plaisait le plus, de la SENTIR et de la VOIR plus que de l'analyser et de la "mettre en scène". Voici ce que cela a donné pour la strophe 10:

"J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baisers montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!"
Cela ne se voit pas bien sur la photo, mais la partie de gauche est rendue en 3D. 
La séance leur a plu et à moi aussi.
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Michel Luisier - dans Poésie
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 08:39

D'accord, je ne reprends pas dans la franche rigolade. Mais il se trouve qu'on m'a prêté aimablement un livre d'Alice Miller "Le Corps ne ment jamais, Flammarion 2004". Comme j'avais été séduit en 1983 déjà par "Le drame de l'enfant doué", je m'y suis plongé sans délai.
Le thème n'est pas absolument nouveau, il s'agit d'établir les relations entre nos traumatismes enfantins et leur expression psychosomatique aujourd'hui.
J'ai trouvé intéressant qu'Alice Miller prenne l'exemple de quelques grands auteurs, par exemple ce début de chapitre sur Rimbaud: "

4. Arthur Rimbaud ou la haine de soi
 
Arthur Rimbaud, né en 1854, mourut d'un cancer, quelques mois après l'amputation de sa jambe droite, en 1891, à l'âge de trente-sept ans. Sa mère, rapporte Yves Bonnefoy, était une dure et brutale, et, précise-t-il, toutes les source s'accordent à ce sujet.
« Madame Rimbaud fut un être d'obstination, d'avarice, d'orgueil, fière, de haine masquée et de sécheresse. Une figure d'énergie pure portée par une foi aux couleurs de bigoterie, amoureuse d'ailleurs, s'il faut en croire ses lettres extraordi­naires de 1900, de l'anéantissement, de la mort. Je ne puis citer pour son portrait, qui cependant les exige, ces constats enthousiastes d'inhuma­tion ou d'exhumation. Disons simplement qu'à soixante-quinze ans elle se fait descendre par les fossoyeurs dans sa tombe, entre Vitalie et Arthur morts, pour un avant-goût de la nuit ».
Grandir auprès d'une telle femme, qu'est-ce que cela a pu signifier pour un enfant intelligent et sensible ? La réponse se trouve dans la poésie de Rimbaud. Son biographe écrit plus loin :
«  Elle a essayé d'interrompre également sa matu­ration pourtant nécessaire. Elle a voulu étouffer au moins son désir d'indépendance, de liberté. La conséquence fut, chez celui qui s'est senti orphelin, une ambivalence profonde, à la fois haineuse et fascinée. De n'être pas aimé Rim­baud a obscurément déduit qu'il était coupable, et de toute la force de son innocence, il s'est dure­ment retourné contre son juge. » Yves Bonnefoy, Rimbaud, Seuil, réed. 1994"
 
Comme Saint Thomas, j'aime à vérifier les théories et je vous fais part de cette monumentale lettre de Madame Rimbaud à Arthur, alors dans la trentaine:
 
MADAME RIMBAUD À SON FILS (Pléiade 1972 p.404)
Roche, 10 octobre 1885.                    (caractères gras mis par moi)

 

 

 

Arthur, mon fils,
Ton silence est long, et pourquoi ce silence? Heureux ceux qui n'ont pas d'enfants, ou bien heureux ceux qui ne les aiment pas : ils sont indifférents à tout ce qui peut leur arriver. Je ne devrais peut-être pas m'inquiéter; l'année dernière, à pareille époque, tu as déjà passé six mois sans nous écrire et sans répondre à aucune de mes lettres, quelque pressantes qu'elles fussent; mais cette fois-ci voici bien huit longs mois que nous n'avons eu de tes nouvelles. Il esf inutile de te parler de nous, puisque ce qui nous concerne t'intéresse si peu. Cependant, il est impossible que tu nous oublies ainsi que t'est-il donc arrivé? N'as-tu plus ta liberté d'action? Ou bien es-tu malade au point de ne pouvoir tenir la plume? Ou bien n'es-tu plus à Aden? Serais-tu passé dans l'Empire chinois? En vérité, nous perdons la raison à force de te chercher; et j'en reviens à dire : Heureux, oh! bien heureux ceux qui n'ont point d'enfants, ou qui ne les aiment pas! Ceux-là, du moins, n'ont pas de déception à redouter, puisque leur cœur est fermé à tout ce qui les entoure. À quoi bon m'étendre davantage? Qui sait si tu liras cette lettre? Peut-­être ne te parviendra-t-elle jamais, puisque je ne sais où tu es, ni ce que tu
fais.
Bientôt, tu dois être appelé pour faire tes treize jours comme soldat; les gendarmes viendront encore une fois ici pour te chercher. Que puis-je dire? Si du moins tu m'avais envoyé ton pouvoir, comme tu me l'as déjà donné, je l'aurais fait voir aux autorités militaires; mais voici déjà trois fois que je te le demande sans rien obtenir. Tout donc à la volonté de Dieu! Quant à moi, j'ai fait ce que j'ai pu.
A toi,
V[EUVE] RIMBAUD.
Et pour terminer: CQFD !!
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Michel Luisier - dans Poésie
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