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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:13
Carnaval à Sion

Une finale féérique sous une météo de rêve.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 19:35

 

     Les multiples martyres que j'ai soufferts dans les théâtres m'ont rendu aussi craintif que le chat échaudé, c'est donc avec d'autant plus d'enthousiasme que je vous signale une pièce magnifique au théâtre Pitoëff à Genève, " Love Letters " de A.R. Gurney, mise en scène de Vincent Babel et les deux acteurs Deborah Etienne et Frédéric Landenberg.

 

(de g à dr sur la photo du dossier de presse)

LoveLetters 1

 

 

 

      C'était une gageure que de mettre en scène la liaison épistolaire d'une vie entière entre un homme et une femme très attirés l'un par l'autre, mais qui vont malgré tout vivre dans des mondes parallèles, en partie à cause de la pression du milieu, le débat philosophique est ouvert !

     Le texte de A.R. Gurney mêle savamment l'humour décalé avec le tragique, la tendresse avec la critique sans complaisance des travers humains. J'ai beaucoup apprécié chez les acteurs ce que je baptiserai du nom de " gestuelle minimaliste ", où des petits gestes anodins, de furtifs changements de posture, de mimique, de rythme, apportent beaucoup plus qu'un long discours. La nudité du décor, un jeu de lumières serré et sobre, le son à peine amplifié, permettent au spectateur d'entrer de plain-pied dans l'imaginaire des protagonistes.

      Sur le site du Théâtre en Cavale, ouvrez l'excellent dossier de presse, vous saurez presque tout!

 

     Enfin, pour ceux qui retrouveraient entre 2 sms et 3 coups de skype des démageaisons plumeuses, j'indique ici l'adresse d'une association pour la promotion de l'écrit,

Le Grain des Mots.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 15:28

                                   Le cirque met le feu....

 

Hier soir un splendide feu d'artifice a enflammé la rade de Genève. En termes plus grandiloquents, il s'agissait " d'une vision pyromélodique des arts du cirque ".

 

Le thème du cirque est porteur puisque cette année la Bibliothèque de Carouge a organisé un concours littéraire dans le cadre du Printemps carougeois. Le thème: Le Chapiteau Imaginaire, dont nous reparlerons; les résultats seront proclamés le mardi 12 Octobre 2010, lors d'une soirée au cours de laquelle les textes primés seront lus par des comédiens.

 

Ci-dessous, le bouquet final en train de percer l'anneau de fumée généré par 45 minutes de débauche pyrotechnique.

 

Cette phase ultime ne se conçoit pas sans "l'allumage du jet d'eau ", dont les 140 m donnent ici l'échelle de la Supernova du Cirque, dans la constellation de la Rade. 

 

  

Bquetfinal

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:13

La Foire de Martigny ferme dans 2 jours. Juste le temps d'aller voir, entre autres,
" Manimal " de Christian Schneiter:

Voici le texte explicatif dans l'exposition:

Création d'un "manimal"

 

     Christian Schneiter est taxidermiste. II redonne vie aux animaux pour les musées, les écoles, les chasseurs... Il y a deux ans, dans son antre jurassienne, II a commencé à créer des êtres hybrides, mi-animaux, mi-humains. Des manimaux.

      C’est la nuit qu’il se met au travail. Quand le téléphone ne sonne plus et que les  visiteurs ne se bousculent plus à sa porte.

     Il commence par mettre ses personnages en situation. En mimant la biche surprise par un tigre mâle qui lui effleure l'arrière-train, Christian Schneiter cherche la position du corps et surtout l'expression qu'il faudra lui donner.

     Une fois celle-ci trouvée, il remplit le buste du mannequin avec de la mousse polyuréthane pour qu'il puisse supporter la tête de la demoiselle. L'artiste lui donne ensuite forme, ajoute un peu de matière ici, en sculpte là.

     Puis, il modèle la tête à la bonne taille avant de l'habiller avec une peau de biche. La position des mâchoires est particulièrement importante pour réussir l'expression de surprise de la jeune effarouchée. Elles sont façonnées sur mesure. De vraies dents sont ensuite collées sur les gencives. Ces dernières sont réalisées en résine époxy, une matière rose très réaliste, qui est aussi utilisée pour sculpter le palais et la langue. Les yeux en verre sont insérés dans les orbites façonnées avec de l'argile fraîche qui en durcissant les maintiendra en place et donnera l'expression voulue à la bête...

     La peau, préalablement tannée, est d'abord ramollie à l'eau avant d'être épinglée et collée sur le moule préformé. Elle est ensuite cousue avec du fil dentaire. Enduit d'une substance grasse, ce dernier glisse particulièrement bien dans le cuir. En dernier lieu, il faut modeler et fixer la peau des narines. Après des heures de travail minutieux, la belle est prête à être soigneusement peignée et habillée. Plus vraie que nature.

 Deux exemples:

 Peut-être voudrez-vous juste boire un verre....
 Ou vous laisser prendre au charme d'une belle esseulée...
 

 

Pour plus de détails, voir le site de la Foire du Valais, Animations, Exposition Manimal:

 

http://www.foireduvalais.ch/

 

 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:39

   Fantastique Acoustic Quartet d'Al Di Meola hier soir à Genève au Victoria-Hall. Il vous reste une chance de foncer à Zürich dimanche 8.03.09 si vous voulez rattraper la comète! Al Di au sommet de son art, chaman aux guirlandes d'arpèges, docteur en syncopes et professeur d'ellipses!
Il est soutenu en section rythmique par la 2ème guitare de Peo Alfonsi (d'ailleurs mélodique) et le percussionniste manuel Gumbi Ortiz.
 Un paparazzi a pu photographier le programme de la main du maître d'oeuvres!
   Fausto Beccalossi à l'accordéon: plongé dans le chaudron de la défonce: il sait tout faire, chanter, grogner, hurler, siffler et parcourt son instrument avec une vélocité foudroyante ou une tendresse langoureuse. C'est ce qui s'appelle vivre sa musique!
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 10:07
JAZZ Hier soir, 2.02.2009, le plafond du Victoria-Hall métamorphosé en chapelle Sixtine du Jazz, avait allumé son  faisceau de trompettes pour accueillir l'instrument magique d'Enrico Rava, à l'apogée de son art, ici avec Larry Grenadier à la basse et et le saxophoniste canadien Michael Blake.
Ajoutez l'incontournable Stefano Bollani au piano et Jeff Ballard à la batterie.
Il fallait le savoir pour le croire, Blake et Ballard sont des remplaçants de dernière heure, mais n'ont alors pas enlevé une once d'homogénéité à l'or du quintet.
 


On n'a pas le sentiment d'une succession de morceaux comme à l'écoute d'un CD
mais on baigne dans l'atmosphère sidérale d'une galaxie où le reflet thématique de chaque étoile nous semble familier. La constante: une défonce totale, sur le fil du rasoir, aucune concession aux vieilles recettes de fond de tiroir.
A noter les délires de Stefano Bollani, dans un corps à corps bientôt orgastique avec son piano, et, trace d'humour, la frappe avec un chiffon blanc sous les mains, comme si la sublimation de son jeu avait encore besoin de ce coup de patte.
Sachez pour votre épiderme, que la trompette d'Enrico Rava passe en quelques secondes du métal hurlant au velouté de l'alambic exsudant la quintessence, frissons garantis.
Bonne promenade chez les vendeurs de galettes!

























asdas
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 09:07



Vu le 14.03.07 au Grand Café-Théâtre de la Parfumerie
Coluche le disait pour les hommes et j'avais cru que le mot était de lui! Eh non, c'est Georges Orwell (1903-1950), dans la pièce ci-dessus. Elle décrit comment une révolution promettant des jours meilleurs vire facilement à une tyrannie encore plus odieuse que la précédente. Certes, Orwell vise la perfidie du communisme et de sa nomenklatura, mais la métaphore passe largement au-dessus et s'adresse à l'animal humain.
Je ne me suis pas emmerdé 1 seconde et c'est un théâtrophobe qui vous parle; j'ai trop vu de pièces pseudo-intello où la sodomisation de la musca domestica est filmée sous tous ses angles et où, heureusement, je m'endors par pudeur.
Les bons points:
1) Qualité, engagement des acteurs, travail énorme dans l'adéquation du mouvement;
2) Mise en scène sans scène afin de rompre l'abîme traditionnel scène/public; on peut dire sans jeu de mots que les acteurs nous "tournent autour";
3) Souplesse dans les nombreux changements de rôles;
4) Costumes, accessoires simples, riches de métaphores et d'humour;
5) Peu d'actrices, mais la qualité compense largement la quantité;
6) Satire mordante de l'égoïsme, de l'hypocrisie, de la manipulation, de la cupidité, de la bêtise, de la méchanceté, bref, du totalitarisme de gauche, du début à la fin.
7) Espace accueillant, bonhomme, savamment désorganisé et polyvalent; selon le principe du café-théâtre, bar avec petite restauration originale.
Le coup de gueule:
Mais pourquoi si peu de monde palsambleu! Je n'ai pas compté, mais il se pourrait que les acteurs aient été supérieurs en nombre aux spectateurs. Je n'ose pas croire que vous restez devant Desperate Housewives, quand se joue une telle pièce! Bon, c'était le tour de chauffe, il vous reste jusqu'au 31 mars!

 

 

 

 

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