Le 7 avril j'ai reçu mon journal dans un format si abscons que j'ai d'abord cru à une défaillance technique ou à un gag du 1er avril
en retard . Mais non, C'ETAIT NOUVEAU. Je suis frappé à quel point bon nombre de "progrès" sont des régressions: faut-il accuser la bêtise humaine, le "Faites vous-mêmes votre
malheur" de Watzalawick ou le "Je passe le plus clair de mon Temps à l'obscurcir" de Boris Vian?
J'en ai fait la remarque au rédacteur en chef qui a eu l'amabilité de me répondre, d'où mes remerciements ci-joints.
Cher Monsieur Roth,
Je vous remercie d'avoir bien voulu répondre à ma remarque sur cette 1ère édition du Temps aux feuilles mortes malgré le printemps.
Quand les responsables prennent la plume (le clavier) c'est déjà bon signe.
Je vous remercie également de n'avoir pas utilisé de langue de bois pour convenir que cette maltraitance du journal relevait de la catastrophe et pourra dans l'avenir rendre furieux plus d'un
lecteur cherchant la position sereine, les deux bras ouverts dans son fauteuil.
Mais, dites-vous, les autres le font déjà, donc on va le faire, (principe de Panurge), et cette mise en page publicitaire déguenillée rapporte de l'argent; par les temps qui courent, on ne peut le
refuser (principe du pantalon-baissé-dans-le-besoin). Je vous ai compris.
Je ne suis qu'un grain de sable dans l'univers et cet inconvénient est ridiculement trivial; mais comme je suis aussi bête que tout le monde, si je devais trop souvent passer ma lecture
à quatre pattes pour récupérer les feuillets qui se débinent, j'achèterais un journal qu'on peut lire sans prendre de calmants.
Avec mes meilleurs messages.
Michel Luisier
Directeur du DIFC
Défense de l'Intégrité des Feuilles de Choux.