Le 9 février 07, j’avais promis une suite aux commentaires sur cet ouvrage ;
J’ai juste regretté qu’Etienne Barilier ne consacre pas quelques pages à l’enseignement, car à mon avis, c’est le domaine où la chute dans le bien a été la plus abyssale, terrifique et sans para-chute !
Quelques exemples au passage :
-Mettre l’élève au centre et le savoir en périphérie ;
-Corollaire : l’élève construit son savoir et ne peut donc en recevoir ;
-Oter les notes de comportement, voire les notes tout court ;
-Au cas où il reste des notes, les avocats accourent remonter les moyennes et les bretelles des enseignants ;
-Un handicapé ne peut QUE réussir ;
-Un élève noir en échec n’a QUE des profs racistes ;
-Toute tricherie doit pouvoir être prouvée scientifiquement, avec témoins et video ;
-Les conseils d’école invitent les élèves au jeu du juge et partie ; (cf. Lucky Luke, "Le Juge") ;
-Toute production est évaluée comme BONNE a priori ;
-Le moindre torchon dessiné renvoie Picasso chez les débiles profonds ;
-On supprime les devoirs (même à domicile !) et on rajoute des droits à gogo ;
-Et j’en passe…si vous en voulez encore, j’en ai, mais je ne veux pas vous déprimer.
Cependant, comme tout corps plongé dans l’eau en ressort parfois, quelques signes d’une remontée se font voir ,en politique, par exemple, où l’autorité et la fermeté se muent en publicités électorales à gauche comme à droite, et à l’école, où le mot respect a été réimprimé dans le dictionnaire. Faut-il encore qu’il repasse dans la langue…